Risques Financiers extrêmes et Allocation d’Actifs

Risques Financiers extrêmes et Allocation d’Actifs

La théorie financière moderne est fondée sur un principe de philosophie postulant que, dans la nature, les choses changent graduellement. C’est le principe de continuité, qui trouve son origine chez Leibniz et Newton, fut imposé par Marshall en économie et donna ses lettres de noblesse à la finance mathématique avec les travaux de Black et Scholes. Les crises à répétition ont invalidé ce principe : au lieu de la continuité, c’est plutôt la discontinuité à toutes les échelles qui caractérise les trajectoires boursières. Mais le principe de continuité, abandonné … en physique et en génétique, a été conservé en économie financière. L’une des conséquences de ce paradigme est de séparer les périodes de marchés calmes des accidents financiers, amenant Alan Greenspan à exprimer son désarroi naturaliste devant « les discontinuités des marchés financiers ». Cet ouvrage, à l’instar de la démarche suivie depuis 100 ans dans les sciences physiques, propose d’abandonner ce choix de la continuité et de prendre en compte les discontinuités en modélisant explicitement les sauts dans les dynamiques boursières au moyen de processus de Lévy. En incluant les sauts au cœur des modèles probabilistes, il est possible de revisiter le contrôle des risques et la gestion des portefeuilles. Les risques financiers extrêmes sont ainsi traités à partir de la modélisation discontinue des petites variations boursières. De nombreux exemples concrets, empruntés à ces approches mises en place au sein du groupe d’assurance SMABTP, en illustrent l’intérêt opérationnel.